Lundi 2 mars 18 h, Unis

Marie-Hélène Goulet / TV Hebdo - 2015-02-18 
                                                                       elles pêchent
Louise Laparé et Suzanne Beaudet sont partenaires de pêche depuis 18 ans. Les deux complices profitent de leur nouveau magazineElles pêchent pour partager non seulement l’amour qu’elles vouent à leur sport, mais aussi l’amour des gens que leur passion a mis sur leur chemin.
Si les souliers de Félix Leclerc ont beaucoup voyagé, les bottes de caoutchouc de Louise Laparé et de Suzanne Beaudet ont arpenté toutes sortes de rivages. Au fil de leurs expéditions, ces deux mordues de pêche ont sorti de l’eau une multitude de prises, dont quelques-unes très enviables. Pourtant, on devine que leurs plus belles captures restent les amitiés qu’elles ont construites la canne à la main. 

Au cours des 13 épisodes de 30 minutes de la série Elles pêchent, elles visitent les plus beaux endroits du Québec où elles taquinent le poisson et retrouvent ceux qui donnent une âme à ces lieux. Ainsi, dans cette émission, les détails techniques concernant les fosses et les hameçons s’en­richissent de leurs rencontres avec des pêcheurs sympathiques aux histoires uniques.


Séjour magique sur la Sainte-Marguerite

C’est par une belle journée d’août sur la rivière Sainte-Marguerite que commence l’aventure télévisuelle de Louise et de Suzanne. La rivière, qui est un affluent important du fjord du Saguenay, compte 130 fosses à saumons réparties sur 12 secteurs. Accessible aux pêcheurs de tous les niveaux, la Sainte-Marguerite fait le plaisir des saumoniers depuis 1860. C’est au camp de Bardsville, véritable oasis des pêcheurs de saumon, que les filles ont donné rendez-vous à leur ami Yvon-Marie Gauthier, un champion du coin. 

La Sainte-Marguerite n’a plus de secret pour lui, car il a travaillé à titre de guide dans la région pendant plus d’un demi-siècle. En fait, il connaît à ce point la rivière et les poissons qui y vivent qu’il a réussi à faire pêcher un saumon à Louise en 10 secondes, il y a quelques années. Il n’est pas étonnant que les deux pêcheuses soient non seulement heureuses de suivre ses conseils, mais aussi de recueillir ses anecdotes savoureuses. 

Impossible de ne pas sourire lorsque le pêcheur d’expérience raconte comment il a été initié à la pêche sportive avec remise à l’eau par un client anglophone durant sa jeunesse. Disons que ce dernier a donné un bien mince pourboire à son jeune guide.


Un périple magnifique

Plus tard dans la journée, les trois acolytes rencontrent Gérard Brisson, ancien président de la Zec Sainte-Marguerite. Yvon-Marie et lui-même ont été les premiers à sonner l’alarme auprès du ministère concernant la diminution de la population de saumons. Même si, à une époque, tous les clients de la Sainte-Marguerite revenaient avec au moins un poisson dans leur gibecière, ils n’ont pu que constater l’effritement des stocks. Il a fallu imposer des quotas pour ne pas voir l’espèce disparaître complètement. 

Ces limitations ont d’abord permis la prise d’un maximum de quatre saumons, avant de diminuer à deux, et ensuite, à un seul. Certains jours, les pêcheurs sont même obligés de remettre toutes leurs prises à l’eau. C’était d’ailleurs le cas au moment du passage des deux animatrices. Suzanne a ainsi fait ses adieux à un saumon de quatre livres avec qui elle a bataillé sept minutes le soir du 26 août à la fosse du Ruisseau à l’eau froide. 

Gérard et Yvon-Marie n’ont pas reçu que des félicitations de la part des pêcheurs quand ils ont instauré cette réforme des quotas. N’empêche que grâce à eux on peut toujours lancer sa ligne dans la rivière. Louise et Suzanne leur en sont bien reconnaissantes!


De la Gaspésie à Montréal

S’il y a du bon poisson à pêcher à destination, ce ne sont pas les kilomètres à parcourir pour y arriver qui feront bouder le plaisir de Louise et de Suzanne. Les deux complices ratissent carrément le Québec durant leur première saison. Si elles pêchent le maquereau, le saumon et le bar rayé en Gaspésie, elles prennent plutôt de la truite à la Réserve faunique de Port-Cartier-Sept-Îles et taquinent le doré à Montréal. Au cours de leurs aventures, elles multiplient les techniques, s’essayant même à la Tenkara sur la rivière Châteauguay, une méthode ancestrale japonaise de pêche à la mouche.